Tribune d’Elancourt (février 2019)


Retrouvez ici les tribunes de Maria Bolzinger, conseillère PCF-Front de Gauche, publiées dans le bulletin municipal d’Elancourt.  Notez au passage la scandaleuse limitation à 400 signes typographiques par le grand démocrate J.-M.  Fourgous !

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Centre aquatique de Maurepas, Elancourt (CM du 13 décembre 2018 intervention de Maria Bolzinger)


Conseil Municipal d’Elancourt du jeudi 13 décembre 2018
Intervention de Maria BOLZINGER, Conseillère municipale, sur la délibération « Centre aquatique : recours à la délégation de service public (concession) pour la construction et l’exploitation du centre aquatique commun avec la commune de Maurepas ».

Cette délibération s’appuie sur un « Rapport » de janvier 2018, actualisé en novembre 2018, qui présente le projet du futur Centre aquatique, notamment le « programme fonctionnel et technique » (configuration des bassins et divers autres espaces) et le « montage financier et coûts prévisionnels ». Pour avoir communication de ce « Rapport » des Maires, adresser un mail à piscinepourtous@orange.fr

« La délibération présentée ce soir est particulièrement importante car le devenir de la piscine de Maurepas préoccupe nombre des habitants de notre commune et suscite de très fortes attentes.
C’est d’ailleurs le vide créé par la fermeture de la piscine de Maurepas depuis plus de 3 ans qui a conduit des usagers de tous âges et de tous horizons à se rassembler au sein d’un Collectif citoyen « Piscine pour Tous ». Ce Collectif est aujourd’hui constitué de parents d’élèves, d’enseignants, de membres de clubs sportifs et d’associations de loisirs, mais aussi de simples nageurs et d’adeptes des divertissements aquatiques, surtout l’été, qui fréquentaient régulièrement ou occasionnellement cette piscine. Quelques-uns des membres de ce Collectif assistent ce soir au Conseil municipal, et je me joins à eux, car c’est ma conception d’élue de la Commune que d’être à l’écoute de l’expression des citoyens quand son objectif vise le bien commun.
C’est donc avec intérêt et attention, Monsieur le Maire, que nous écouterons la présentation qui sera faite de votre projet pour le futur équipement, mais aussi avec vigilance, car si l’ouverture de ce Centre aquatique ne doit pas prendre davantage de retard, le projet doit aussi affirmer sans ambiguïté les priorités qui doivent être données aux missions de Service public. Ces missions croisent des enjeux multiples, tout à la fois éducatifs, sportifs, mais également d’ordre sanitaire, social et culturel : qui peut dire aujourd’hui comment ces besoins vont évoluer à l’échelle des 25 prochaines années, durée que vous avez choisie pour la mise en concession de cet équipement ?
Ayons en mémoire l’actualité tragique de l’été dernier, avec l’alerte lancée par l’agence nationale « Santé publique France » à la suite du constat d’un doublement des noyades depuis 2015.
Il y a véritablement urgence à agir pour que tous puissent se déplacer en sécurité en milieu aquatique et apprendre à nager. Cette compétence du « Savoir nager », prescrite par l’Education nationale, ne peut s’acquérir qu’au long cours, tout au long de la scolarité, depuis les petites classes de l’école primaire (voire maternelle) jusqu’au Baccalauréat, en passant par les années collège et lycée.
Or, votre projet recense les besoins scolaires (cf annexe 2) de manière très incomplète et, par ailleurs, le Collectif Piscine pour Tous s’inquiète de l’absence d’engagements précis pour satisfaire cette mission essentielle qui relève du Service public :
– on ne trouve dans votre projet aucune quantification des lignes d’eau et des créneaux horaires d’occupation des bassins indispensables aux activités des établissements scolaires du 1er et du 2d degré.
– l’association du Sport Scolaire (UNSS) qui pratiquait une activité « natation » très active le mercredi après-midi n’apparaît plus nulle part, comme si elle n’avait jamais existé.
Pourtant, le « montage financier » (p 22 du « Rapport »), fait état de subventions du Département (en charge des collèges) et de la Région (en charge des lycées). En toute logique, des engagements tout à fait explicites devraient donc être pris et mis en regard de ces subventions publiques destinées à financer les lignes d’eau pour les collégiens et lycéens : or, ce n’est pas le cas.
Pour ce qui concerne les clubs sportifs et les associations de loisirs, très présents dans l’ancienne piscine et avec un nombre de licenciés et d’adhérents tout à fait conséquent, ils n’ont pas plus l’assurance de retrouver leurs lignes d’eau et leurs créneaux horaires.
Quant à l’accessibilité financière du futur équipement, tant ce qui concerne les tarifs d’entrée que les coûts de location des lignes d’eau (scolaires, clubs, associations …), la question, pourtant très importante en termes de Service public, n’est même pas évoquée.
La définition des bassins et autres espaces (« schéma fonctionnel » p19 et 20 du « Rapport ») n’est fournie qu’à titre « indicatif » ce qui suscite à nouveau interrogations et inquiétudes : tout particulièrement qu’adviendra-t-il du bassin extérieur déjà revu à la baisse (le grand bassin de 50 m devient un petit bassin de 25 m de seulement 4 couloirs !) et dont nous craignons qu’il puisse servir de variable d’ajustement (encore à la baisse !) lors des négociations avec le futur concessionnaire.
On le voit, il reste sur l’ensemble de ce projet d’importantes zones de flou, beaucoup d’incertitudes, et nous craignons que les usagers soient écartés des futures décisions, en particulier sur le contenu du Cahier des charges. Entre aujourd’hui et l’été 2021, date d’ouverture annoncée, nous ne voyons programmé aucun dispositif de concertation alors que bien des arbitrages restent à rendre. Il n’est pas concevable que durant cet intervalle de 3 ans les usagers et les habitants se contentent de « notes d’information » quand tout se déciderait sans eux.
C’est la raison pour laquelle le Collectif Piscine pour Tous a sollicité une rencontre avec les deux Maires concernés, M. Le Maire de Maurepas et M. Le Maire d’Elancourt. Le Collectif a mené une réflexion collective et travaille sur des projets élaborés avec les usagers qu’il souhaite faire connaître et partager dans le cadre d’une concertation ouverte.
Nous nous félicitons, M. Le Maire, de la réponse positive que vous venez de donner au Collectif pour cette prochaine rencontre, et nous espérons qu’elle pourra également se tenir avec M. Le Maire de Maurepas. Nous y voyons une reconnaissance de l’action déterminée et largement représentative de la diversité des usagers qui est menée depuis six mois, et nous espérons que l’ostracisme qui a prévalu ces derniers mois à l’égard de ce Collectif citoyen, en particulier en lui refusant des salles municipales pour y tenir ses réunions de travail, est à présent derrière nous.
Je vous remercie de votre attention. »

Le lien avec l’intervention de la Conseillère municipale puis les réponses de Thierry MICHEL, 1er Maire-Adjoint d’Elancourt.
https://www.youtube.com/watch?v=mIfYjr7yG80&feature=share

Explication de vote de Maria BOLZINGER, Conseillère municipale, sur la délibération « Centre aquatique : recours à la délégation de service public (concession) pour la construction et l’exploitation du centre aquatique commun avec la commune de Maurepas ».
« Je précise que mon vote n’engage pas le Collectif Piscine pour Tous qui ne s’est pas prononcé sur cette question.
A titre personnel, en tant qu’élue, je voterai CONTRE cette délibération et souhaite faire une explication de vote.
Dans votre « Rapport » (« Choix du mode de gestion »), vous présentez le « financement public » comme un inconvénient des régies directes (p.11), tandis que la concession (p.13) mettrait les collectivités à l’abri de l’engagement et du risque financier : or, cette présentation idyllique s’avère totalement éloignée de la réalité et donc trompeuse. En effet, on constate dans le « montage financier » (p.22 et 23) que, finalement, ce sont des financements publics, par la participation des diverses Collectivités territoriales, qui vont assurer plus de la moitié de l’investissement et quasiment la moitié des dépenses de fonctionnement.
Mais si les finances publiques sont en définitive largement mises à contribution, la « perte de la maîtrise du projet par les collectivités » (présenté comme un inconvénient de la concession p.13) est, elle, bien réelle, et ce que vient de dire M. Thierry MICHEL le confirme : aujourd’hui, on va vers un projet dont on ne sait pas combien il va coûter, dont on ne sait pas quelle sera la configuration précise (bassins …), dont on ne sait pas s’il répondra aux besoins des scolaires, des clubs … et de l’ensemble des usagers. Aucune garantie n’est donc donnée pour une priorité aux missions de Service public mais ce sont bien les contribuables qui paieront.
C’est la démonstration qu’un choix de concession, qui plus est sur 25 années, avec une réelle difficulté à se projeter sur une vision prospective des besoins, n’est pas la bonne solution pour une piscine de Service public.
Pour toutes ces raisons, je voterai CONTRE cette délibération. »

Tribune d’Elancourt (janvier 2019)


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Tribune d’Elancourt (décembre 2018)


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Hôpital Public de Rambouillet: Lettre de Maria Bolzinger au Maire d’Elancourt


Maria BOLZINGER Le 12 novembre 2018
Conseillère municipale d’ELANCOURT
A Monsieur le Maire d’ELANCOURT

Monsieur le Maire,
Au nom des Elancourtois que je représente en tant qu’élue, je souhaite vous faire part de mon inquiétude concernant la situation de l’hôpital public de Rambouillet :
– fermetures de lits : 27 en 2015, nouvelles pertes annoncées de 25 lits, l’objectif de l’Agence Régionale de Santé étant d’atteindre 175 lits contre 224 aujourd’hui.
– réduction ou suppression de services : chirurgie, cardiologie/pneumonie (soins intensifs), gynécologie/obstétrique, addictologie …
– vente probable de plusieurs bâtiments
Avec à la clé : combien de suppressions d’emplois de personnels de santé?
Cet affaiblissement hypothèque à très brève échéance l’avenir de l’hôpital public menacé de démantèlement. Cela s’inscrit dans des choix politiques de réduction des dépenses publiques (le budget 2019 de la Sécurité sociale prévoit à nouveau d’amputer les hôpitaux d’un milliard d’euros) à contre-sens des besoins de santé en ce début de XXI° siècle, besoins qui s’amplifient et se diversifient avec le vieillissement de la population.
La réforme « Groupement Hospitalier de Territoire » a défini un « bassin de vie Sud-Yvelines », qui place l’hôpital de Rambouillet sous l’autorité de l’hôpital Mignot au Chesnay. La réduction des capacités d’accueil sur ce « bassin de vie Sud-Yvelines » ne peut que dégrader la prise en charge des besoins de santé pour tous.
L’accès aux soins est rendu de plus en plus difficile alors que notre commune, ainsi que les communes environnantes, souffrent d’un déficit manifeste de médecins (généralistes et diverses spécialités : ophtalmologie, gynécologie …) et que l’hôpital public Mignot est déjà saturé (et pas seulement aux urgences).
L’accès aux soins est également de plus en plus coûteux : face aux défaillances d’un Service public asphyxié, les établissements de santé privés prospèrent mais en priorité sur les « activités rentables » et avec des dépassements d’honoraires inaccessibles pour nombre d’habitants.
Afin d’alerter sur la gravité d’une situation contraire aux valeurs d’égalité républicaine, des Maires et des Conseils municipaux ont d’ores et déjà manifesté publiquement leur soutien en faveur du maintien et du développement de l’hôpital public de Rambouillet, ce qui implique l’attribution des moyens financiers et humains à la hauteur d’un tel enjeu de société.
Monsieur Le Maire, les Elancourtois apprécieraient de connaître votre position sur ce sujet qui les préoccupe.
Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de mes salutations respectueuses.
Maria Bolzinger

Tribune d’Elancourt (novembre 2018)


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Tribune d’Elancourt (octobre 2018)


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